

APOCALYPSE NOW
(Francis Ford Coppola – 1979)


Un des meilleurs films sur la folie guerrière, à ranger du côté des "Sentiers de la Gloire" de Kubrick.
En pleine guerre du Viet-Nam, le capitaine Willard a pour mission de mettre fin aux agissements du Colonel Kurtz, retranché au bout d’une rivière qui serpente à travers la guerre.
Le spectateur est comme happé par cette rivière qui l'entraîne avec Willard vers un voyage metaphysique. Tous semble irréel, démesuré. A l’image de cette cavalerie moderne attaquant un village sur du Wagner, les limites n’existent plus. Les shows en pleine jungle, le surf sous les bombes et le ski nautique…autant d’exemples d’une guerre que plus personne ne comprends.
La remonté du fleuve est pour Willard un voyage intérieur qui l’amène jusqu’au personnage énigmatique de Kurtz, métaphore de cette guerre.
La version longue du film (« Redux ») a rajouté une scène intéressante : la rencontre avec une famille française qui semble vivre ici tels des
fantômes d’un passé colonial. Par contre le générique de fin a été supprimé, j’aimerai bien savoir pourquoi. Il montrait la destruction du camp de Kurtz et justifiait ainsi le titre du film.
Apocalypse Now n’est pas un film de guerre, c’est un film sur la guerre, ce qui est complètement différent.
LA LIGNE ROUGE
(Terrence Malick – 1999)


Pour moi le meilleur film de Terrence Malick, bien que les autres soient aussi dans mes références.
Réalisateur qui prends son temps (seulement quatre films), il n’en reste pas moins un des meilleurs.
Certains trouvent ses films soporifiques et longs, moi je les trouve contemplatifs et beaux, avec cette touche philosophique typique de ses oeuvres.
« La Ligne Rouge » décrit la bataille de Guadalcanal, occasion pour Malick de dépeindre cette nature grandiose qui revient dans tous ses films. Quoi de mieux qu’une guerre dans un lieu paradisiaque pour décrire ce combat perpétuel que livre l’homme avec la nature. D’un côté les flash-back d’un bonheur passé, des mélanésiens pacifiques et une nature souveraine. De l’autre une guerre absurde et destructrice.
Nous avons accès aux pensées des personnages, leurs doutes, leur incompréhension face à cette guerre. Il y a le soldat utopiste qui croit à la bonté de l’homme, le soldat résigné qui n’attend plus rien de la vie…
Les scènes de contemplation précèdent les batailles, tel le calme avant la tempête de la bêtise humaine. Mais au final il n’y a pas de perdants ou de gagnants, seul la nature ressort vainqueur, comme toujours chez Malick.
STAR WARS


Bon, inutile de revenir sur tout ceci, tout le monde sait que je suis fan de sabres lasers et que mon méchant préféré restera toujours Darth Vador.

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX
(Peter Jackson)


Qui a dit qu’il était impossible d’adapter la saga de Tolkien au cinéma ? Et bien Peter Jackson l’a fait. Et sans trahir l’histoire, loin de là !
Une référence absolue, un monde créé de toute pièce qui prend vie.
Et un bond en avant prodigieux au niveau des effets spéciaux.
Si j’ai une petite préférence pour ce réalisateur, c’est aussi parce qu’il a commencé par des courts-métrages bricolés dans son garage, et que son premier succès (Bad Taste) fut un film gore bien craspec, genre que les puristes considèrent à tort comme mineur.
Comme quoi, pas besoin de passer par une école de cinéma pour devenir un grand réalisateur…
